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Tarbes

Les canons de l’arsenal

Le 26 février 2020, on mettait en place, sur leurs socles, trois canons en bronze du XVIIIe siècle.

Ils sont situés à l’entrée du site de l’ancien arsenal, près du rond-point et de l’ancien bâtiment de direction du GIAT.

Ils mesurent environ trois mètres chacun et portent chacun un nom différent.

Chacun vise une direction précise : Sud, Est et Ouest. Leur portée était de plus d’un kilomètre.

Fondus à Lyon et à Strasbourg vers 1740, à l’époque de Louis XV, ces canons deviennent vite obsolètes en raison des progrès techniques. On les place ensuite en position fixe sur une place à défendre et enfin on les expédie en 1870 au nouvel arsenal de Tarbes pour les fondre à nouveau et récupérer le bronze. Mais la guerre de 1870 étant vite terminée, on les met de côté et on les oublie. Pendant la 2e guerre mondiale, en 1941, ils sont inscrits à l’inventaire des Monuments Historiques certainement pour les protéger et sont exposés à l’arrière du bâtiment 100. Après la fermeture de l’arsenal et son rachat par la ville de Tarbes, le projet de restauration et d’exposition de ces canons voit le jour.

Ces canons autrefois répandus sont devenus rares. Ceux de Tarbes sont richement décorés et portent plusieurs inscriptions dont certaines font référence à Louis XIV le Roi-Soleil : « Brille autant que le soleil » ou « Le dernier argument des Rois ». L’arrière de chaque canon (notre photo ci-contre) est différent pour chaque canon, on appelle cette partie « Cul-de-Lampe ».

Le canon « Le Sourd » a été fondu en 1746 à Lyon. Il mesure 2,94m. Et pèse 1535 kg. Son cul-de-lampe représente un coq.

Le canon « Le Castor » a été fondu en 1736 à Lyon. Il mesure 2,97m. Et pèse 1560 kg. Son cul-de-lampe représente un magot. C’est le plus ancien des trois canons.

Le canon « Pan » a été fondu en 1745 à Strasbourg. Il mesure 3,27m. Et pèse 2690 kg. Son cul-de-lampe représente le lion de Némée. C’est le plus gros des trois canons.

Date inscrite sur « Le Castor » : Juin 1736.

Notre ami Claude Cénac a eu l’opportunité de prendre quelques clichés en février et mars 2020, juste avant le confinement dû au Covid-19.

Les aménagements (photos Claude Cénac)

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