Revenir à la page "Lieux et légendes en Bigorre".

Le champ de courses

à Pouzac

Accueil.

Ce champ de courses était relativement ancien puisqu'on pouvait lire dans « Précis de géographie universelle » par Conrad Malte-Brun en 1832 : « On a traversé le village de Pouzac, intéressant par les courses de chevaux qui s'y font tous les ans » (au mois d'août). Nous pensons que l'hippodrome a cessé de fonctionner dans les années 1940, peut-être à cause de la guerre. Une recherche approfondie dans les archives de la commune nous renseignerait.

Edmond Blanc était également Maire de La-Celle-Saint-Cloud (de 1890 à 1912) près de Paris. Il acheta en 1898 l'ancien château de Fouilleuse pour le transformer en champ de courses d'entraînement. Voici quelques photos d’époque :

Saint-Cloud

En 1901, il construisit le célèbre hippodrome de Saint-Cloud. C'est la raison principale pour laquelle il ne se représenta pas aux élections de Bagnères en 1902.

Revenir à la page "Lieux et légendes en Bigorre".

Sur ce document des années 1900, on s'aperçoit de la présence d'un hippodrome à l'entrée de Bagnères. Cet hippodrome n'existe plus car, comme partout, une zone commerciale s'est implantée sur les prés et les champs de l'entrée des villes.

Né à Paris le 22 février 1856 (mort le 12 décembre 1920), M. Blanc est un des plus gros actionnaires de « L'Echo de Paris » et une figure bien connue sur tous les hippodromes. Il gagne l'élection le 20 août 1893 avec 6886 voix (contre 6406 à son adversaire) et devient député de la circonscription de Bagnères-de-Bigorre. Il utilisa ses qualités d'éleveur pour séduire l'électorat rural. En 1911, il a offert aux haras de Tarbes l'étalon Windsor.

Edmond Blanc est le fils de François Blanc, fondateur de la Société des Bains de Mer à Monaco (propriétaire du Casino et d'hôtels de luxe à Monte-Carlo). François Blanc est à la tête d'une fortune considérable.

François Blanc

On soupçonnait Edmond Blanc d'avoir profité de sa fortune pour gagner l'élection à Bagnères. Après la validation du scrutin, Jean Jaurès mena en mars 1894 un combat contre l'élection d'Edmond Blanc à Bagnères. Il demandait l'invalidation pour faits de corruption. En vérité, le leader socialiste réclamait que la loi légalise les conditions de financement des campagnes électorales. En 1894, Jaurès réussit à obtenir l'invalidation d'Edmond Blanc. C'est un épisode relativement important de l'histoire politique française. Toutefois, cela n'empêcha pas Edmond Blanc d'être élu député de Bagnères en 1898 (jusqu'en 1902).

Jean Jaurès

Hippodrome de Saint-Cloud, un coin du pesage sous la pluie (les boxes).

Hippodrome de Saint-Cloud, la rentrée (16 mars).

Hippodrome de Saint-Cloud, la rentrée (16 mars).

Le très riche Edmond Blanc, voulant se présenter à la députation en 1893, choisit le département des Hautes-Pyrénées. Eleveur et propriétaire de chevaux bien connu, il fait l'acquisition des haras de Pouzac afin d'avoir une implantation locale. Nous le voyons ici sur une photo qui correspond à son âge lorsqu’il découvre Pouzac vers 1892-1893, il a alors 36-37 ans (merci à M. Boumendil pour l'envoi de la photo).

Edmond Blanc

L’autre haras de Bagnères

Il existait un autre haras à Bagnères, celui de l’élevage Comet, fondé en 1892. M. Comet, fondateur des usines du même nom à Gerde (qui furent un temps centre Laurent-Fignon), fabriquait des lainages. Mais il avait une grande passion pour les chevaux, si bien que son élevage à Bagnères pouvait être comparé à celui de Fould à Tarbes. Son haras était divisé en deux parties : la jumenterie à Gerde autour de l’usine, et à Trébons se trouvait le reste de la station (yearlings, poulains au repos).

Les activités équestres à Bagnères au début du XXe siècle :

Outre les courses de chevaux sur l’hippodrome de Pouzac, d’autres activités équestres étaient proposées au public :

L'équitation dans les Hautes-Pyrénées.

Voir aussi notre page :

La jumenterie de Gerde comprenait en 1902 une trentaine de vastes boxes et des paddocks abondants et gras. Ces paddocks entouraient de toutes parts l’importante usine de lainage. La proximité des prairies avec les boxes permettait de pouvoir rentrer au plus vite les poulains nouveaux-nés en cas de pluie, de grand vent ou de grêle.

Le quartier des yearlings à Trébons permettait d’habituer les poulains au pansage, de les caresser, bref de leur faire perdre le caractère sauvage qui retarde souvent le dressage. Une vingtaine de poulains étaient produits chaque année.

Course de trot attelé entre Bagnères et Tarbes, sur la route.

Concours de saut d’obstacles à Pouzac.

Match de polo  à Pouzac.

Programme du Concours Hippique du 14 juillet 1942. C’est peut-être la dernière fois qu’on vit des chevaux à Pouzac car le 11 novembre 1942 marqua la fin de la zone libre dans les Pyrénées et les Allemands vinrent imposer leurs lois chez nous.

Voici la seule photo retrouvée de l'hippodrome de Pouzac, aussi si vous connaissez d'autres clichés, contactez-nous, merci.

Ce champ de courses explique la présence à Pouzac d'anciens haras qui furent un temps transformés en galerie d'art et restaurant.

Deux têtes de chevaux au portail nous rappellent l'ancien usage de ces bâtiments.

Pouzac - photo (2009) de l'ancien emplacement de l'hippodrome. A Pouzac, il n'y a plus d'hippodrome. Ce sont désormais les ménagères qui font les courses...