Tarasteix est situé au nord du département (15 mn de Tarbes). C’est une commune dont l’histoire ancienne est singulière. Jacques Longué nous apprend que « Tarasteix fut longtemps une sorte de principauté indépendante dont le seigneur prenait le titre de souverain et ne devait l’hommage ni aux comtes de Bigorre, ni aux vicomtes de Béarn. Les habitants n’étaient pas tenus de payer l’impôt. C’était en somme un paradis fiscal ».

L’abbaye N-D de l’Espérance

à Tarasteix

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Grâce à Pierre Daguet qui a eu l’amabilité de nous envoyer les photos, nous allons vous faire découvrir un endroit exceptionnel : c’est l’abbaye Notre-Dame de l’Espérance (point rouge sur le plan).

Lors de la construction de l’abbaye au XIXème siècle, l’endroit était si désolé qu’il portait le nom de Désert.

Aujourd’hui, c’est un très beau parc boisé qui nous accueille avec des beaux arbres et des fleurs aux mille senteurs.

Voici quelques photographies (2014) pour vous donner une idée du site (Vous retrouverez l’histoire de l’abbaye et les infos pratiques en bas de cette page) :

Une belle photo aérienne de notre ami David Bourdeau (visitez son site tete-en-ciel.com)

Informations pratiques :


Parking Caravaning.

Messe tous les Dimanches à 11h.

Repas (prévenir 05 62 31 11 93)

Visite l’après-midi de 14h à 18h

Programme des Fêtes religieuses sur le site internet


Revue trimestrielle 48 pages, abonnement 25€


Un peu d’histoire. Herman Cohen est un bon musicien allemand, né à Hambourg (1821-1871) ; il avait Franz Liszt comme professeur. Pianiste de concert, il se produisit dans toute l’Europe avec un certain succès. Au moment de prendre la direction de la chorale à l’église Saint-Séverin de Paris, il fut touché par la grâce. D’origine juive, il se convertit alors au catholicisme et entre dans l’ordre des carmes à Bagnères-de-Bigorre, sous le nom de père Augustin. Quelques années plus tard, le père Augustin décide de construire un couvent dans un endroit retiré. Il choisit Tarasteix. Pour financer la construction, le prêtre reprend ses concerts. En 1870, le père Augustin ne peut voir son œuvre achevée ; il est expulsé de France comme citoyen allemand et meurt quelques mois plus tard du typhus, en soignant des prisonniers français.

Une communauté, formée surtout de religieux espagnols chassés de leur pays, s’installe en 1876. Mais ils doivent s’exiler en 1882 (loi sur les congrégations).

En 1915, le bâtiment est un camp d’internement qui accueille des prisonniers allemands (merci à Daniel Mur pour la photo). Quelques années plus tard, il est transformé en hôtel (en 1956).

En 1976, tout n'est qu'abandon et désolation.

En 1977, c'est grâce à la volonté d'un prêtre breton que la restauration débute. Sans aucun moyen financier, il remet debout les vieilles pierres qui, par la magie d'une grande volonté, vont se transformer en un magnifique édifice. De nombreuses photos de cette transformation sont sur le site officiel de l’abbaye. Merci au père Mercier nous avoir permis d’utiliser ces quelques clichés.

Un bourdon, lourd de deux tonnes, a été mis en place dans le clocher. On l’entend à huit kilomètres à la ronde :

Le Pape Jean Paul II avait reçu en audience le Père Mercier pour l'encourager dans sa démarche.

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