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Apparitions et miracles

Notre-Dame de Bourisp

Le petit village de Bourisp, dans la vallée d'Aure, abritait dans son église une vierge noire objet d'un culte fervent.

Eglise Notre-Dame de Sescas à Bourisp.

A Bourisp, il y a très longtemps, existait un humble hameau de sept maisons au milieu desquelles s'élevait une petite chapelle dédiée à saint Orens. Il n'en reste rien. Louis de Fiancette d'Agos indique que des ruines étaient encore visibles au 18e siècle. Voici la légende :

Vers 1200, à Pouy, près de l'ancien oratoire de Saint-Orens, était une fontaine ; un propriétaire de troupeaux y menait boire son bétail. Il s'apercevait qu'un de ses boeufs quittait les autres et courait du côté d'un marécage voisin. Il eut un jour la curiosité de le suivre, et le vit occupé à lécher une statue de la sainte Vierge cachée dans les broussailles ; il en informa le curé. Celui-ci, accompagné de beaucoup de monde, alla chercher la statue et la fit transporter dans son église paroissiale ; mais la statue avait disparu le lendemain. On la retrouva au même endroit ; quatre fois le bon prêtre la rapporta dans son église, et quatre fois la statue fut retrouvée dans le marais peuplé de roseaux (en patois sescas ; d'où le nom attribué à l'église actuelle : Notre-Dame de Sescas).

L'église Notre-Dame de Bourisp, maintes fois remaniée, date des 15 et 16e siècles.

C'était donc là que la sainte Vierge voulait être honorée et avoir un temple. Personne n'en douta plus, et l'on se mit à construire une petite chapelle qui attira bientôt les pélerins en si grand nombre qu'il fallut construire une véritable église. C'est celle qu'on voit aujourd'hui. On raconte qu'un architecte inconnu en donna le plan et inspecta les travaux, puis disparut dès qu'elle fut terminée. Une autre légende affirme que des mains invisibles aidaient les ouvriers, et qu'ils trouvaient le matin l'ouvrage avancé dans la nuit. C'est une légende qui se rapproche beaucoup de celle de Notre-Dame de Nouillan. Les récits des découvertes de la Vierge ont la valeur d'un document historique, car ils permettent de déterminer l'époque à laquelle cessèrent les grandes invasions. C'est à ce moment-là que les Madones cachées sont découvertes.

Fontaine-abreuvoir du 19e siècle.

Une colonne fut érigée auprès de la fontaine avec cette inscription : "Fontaine de l'apparition de la Vierge". Peut-être fut-elle remplacée au 19e siècle par la fontaine-abreuvoir que l'on voit sur cette photo ?

Parmi les nombreux miracles opérés à Notre-Dame de Bourisp, en voici deux :

- Le seigneur de Bazus était marié depuis plusieurs années et se désolait de ne pas avoir d'héritier à qui laisser ses immenses biens. Il fit alors avec sa femme un pélerinage à Notre-Dame de Bourisp. Ils s'y rendirent pied nus, la tête découverte, et présentèrent comme offrande un enfant Jésus en cire et deux coeurs en argent massif. L'année suivante, ils revinrent pour rendre grâce de la naissance d'un fils, et apportèrent un superbe ornement complet pour la chapelle.

- Une pauvre femme ne pouvait élever aucun enfant ; elle en avait eu neuf, qui étaient morts successivement. Elle se rendit à Bourisp, et y fit une prière de grande ferveur. L'enfant qu'elle mit au monde ne mourut pas, et fut la joie et la consolation de sa vieillesse.


D'autres miracles sont cités comme la cessation de la sécheresse, un des fléaux du pays. Procession importante le jour de l'Ascension.

L'église de Bourisp abrite un décor mural très riche. On peut dater avec précision les premières peintures : 1591-1592.

La statue miraculeuse a été malheureusement volée (vol signalé en décembre 1982). Ses dimensions n'avaient pas été prises. Mais on en connaît une description faite par le chanoine Marsan : " La Madone de Bourisp est une Vierge assise. Le siège sur lequel elle est assise est peint en noir avec des rinceaux couleur d'or. Elle est vêtue d'une robe noire, d'un manteau à fleurs d'or et d'un voile blanc à fleurs rouges. L'enfant Jésus qu'elle porte sur le bras porte une couronne sur la tête. Il tient à la main gauche un livre ouvert et bénit de la main droite. La couronne à fleurons, qui ornait son front, ayant subi certaines dégradations au 17e siècle, fut remplacée par une autre exécutée par Jean Ferrère, maître sculpteur d'Asté. Celle-ci a disparu pour faire place à une couronne de métal, qui, malheureusement a dégradé le front de la Madone.

Trois photos exceptionnelles de la Vierge de Bourisp volée en 1982.

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