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Apparitions et miracles

Notre-Dame de Garaison (commune de Monléon-Magnoac)

A 17 kilomètres de Lannemezan, se trouve le site de Garaison. En 1515, La vierge Marie apparaît trois fois à la jeune bergère Anglèze de Sagazan. En 1540, une chapelle est construite à l'endroit précis de l'apparition. Garaison fut le théâtre de nombreux miracles. La vie de l'établissement de Garaison fut agitée. En 1793, de nombreuses statues sont détruites pendant la Terreur. Dès 1841, une école commence à fonctionner. En 1903, le collège est fermé et les religieux doivent partir. Pendant la guerre de 1914-1918, les bâtiments servent de camp d'internement pour Allemands et Autrichiens. Le célèbre Théologien alsacien Albert Schweitzer fut interné ici en 1917 et 1918. En 1923, les anciens élèves rachètent les bâtiments ; les religieux reviennent et le collège renaît. En 2000, l'école est ravagée par un incendie ; elle est entièrement restaurée. Aujourd'hui, l'institution privée compte plus de 500 élèves de la maternelle à la terminale. Les Pères de Garaison ont apporté une aide considérable à d'autres sanctuaires du département (Lourdes, Piétat, Pouey-Laün, Bétharram).

Nous connaissons les événements miraculeux du site grâce aux écrits de Pierre Geoffroy (chapelain de l'église) en 1613 et par le Père Poiré dans l'ouvrage « La Triple Couronne de la sainte Vierge » de 1630. L'histoire miraculeuse de Garaison fut aussi inscrite dans une suite de tableaux sous le portique de l'église. Une petite fillette de douze ans qui gardait les brebis, était assise près d'une fontaine. La mère de Dieu lui apparaît et lui commande d'avertir par son père les consuls de Mont-Léon, ville située à une lieue de là, et de bâtir une église en son honneur à l'endroit où elle lui parlait. Les consuls refusèrent. La Vierge réapparut et formula la même demande. Le message était clair « Ici, je répandrai mes dons », « Je veux qu'on construise une chapelle ». A ces mots s'ajouta un miracle de pain noir transformé en pain blanc. Le curé de Mont-Léon fit entendre aux consuls le danger qu'il y aurait de refuser l'honneur que la Reine du ciel présentait à leur ville. Une chapelle, puis une fort belle église furent construites. Des miracles y furent faits en si grand nombre qu'on donna le nom de Notre-Dame de Guérison, qu'en langage corrompu ils appelèrent Garaison.

Bas-relief doré représentant la 3e apparition de la Vierge à Anglèze de Sagazan.

La Fontaine de l'Apparition. Les eaux de Garaison ont la réputation de guérir miraculeusement plusieurs maladies.

La statue « miraculée »

Parmi les nombreux miracles de Garaison, en voici quelques-uns :

-En 1590, lors des guerres de religion, on jeta la statue de la Vierge de Pitié dans un grand feu. Après deux heures dans le brasier, la statue est récupérée intacte.


-Une jeune fille, Peyronne Tajan du village d'Arné, fut sauvée de la noyade alors qu'elle traversait sur une planche la rivière du Gers. En invoquant Notre-Dame de Garaison, la vague qui allait l'engloutir la déposa saine et sauve sur le rivage.

-Le vieux bahut du père d'Anglèze fut miraculeusement rempli de pain blanc en revenant de chez les consuls.

-Une femme, Jeannette Marton, fut sauvée de la mort, au milieu des ruines causées par une avalanche. Ayant prié N-D de Garaison au moment où la neige engloutissait toutes les habitations du village de Daulong (Aulon) dans la vallée d'Aure, elle fut retrouvée seule vivante sous les décombres, au bout de cinq jours.

-Un homme condamné à mort, nommé Postal de Toulouse, fut pendu publiquement pendant les guerres de religion. En priant avec ferveur N-D de Garaison, la corde se rompit par trois fois. le prisonnier fut relâché et la foule s'en prit au bourreau.

Les miracles sont peints sur une série de tableaux sous le portique de l'église.

Dans le narthex de Garaison, voici une représentation naïve du XVIIe siècle narrant l'apparrition de la Vierge.

La jeune bergère se retira dans le couvent cistercien de Fabas (à 40 kilomètres). Elle revint fréquemment à Garaison, mais on la pressait et on coupait des morceaux de sa robe pour en faire une relique. Elle limita ses sorties à une seule par an, le jour de la grande fête de Notre-Dame. Elle finit ses jours au couvent de Fabas en 1582. Ses restes ont été rapatriés à Garaison en 1958.

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Enfin, sachez qu‘une scène du film le « Pacte des Loups » a été tournée à Garaison.