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Apparitions et miracles

Notre-Dame d’Héas (commune de Gèdre)

Lieu de miracles, Héas est un sanctuaire déjà connu en 1349. Une chapelle fut détruite et reconstruite plusieurs fois (notamment en 1915 à cause d'une avalanche). Elle est située au pied du Cirque de Troumouse à 1500m d'altitude.

La chapelle sur cette photo date de 1724 (troisième construction). Elle fut détruite en 1915. Auparavant il y avait une autre chapelle, qui avait remplacé un oratoire antique.

La chapelle avant la catastrophe de 1915.

Les maçons qui bâtirent la chapelle d'Héas étaient, dit-on, nourris par trois chèvres mystérieuses, qui leur portaient chaque jour le tribut de leur lait. Bientôt, ils eurent la tentation de manger une des chèvres. Les deux autres ne revinrent jamais, et ils faillirent mourir de faim. La tradition rapporte que dans des temps très anciens, des bergers virent deux blanches colombes se poser près d'une fontaine, à quelques pas du torrent. Le phénomène se répétant, les bergers les suivirent du regard. Une colombe se dirigea sur le clocher de Poueylaün, tandis que l'autre vint se poser au lieu même de la chapelle actuelle. Nos bergers furent convaincus que par ce signe, la Vierge Marie manifestait sa volonté de voir élever en ce lieu une chapelle.

Un petit sanctuaire fut installé, mais où trouver une statue? Par pure dévotion, nos bergers allèrent dérober la statue de Notre-Dame de Pinède, en Espagne (Aragon). Ils pensaient que le motif de leur vol le rendrait excusable. Sur le chemin du retour, nos bergers s'endormirent. Pendant ce temps, les propriétaires de la statue se mirent en chasse et récupérèrent leur madone en apercevant une lumière à une certaine distance. Par miracle le feu de la colère et de la vengeance s'éteignit, ils laissèrent dormir les voleurs.

La chapelle juste après l’avalanche de 1915.

A leur réveil, les bergers furent très déçus, mais ils découvrirent une belle source au-dessous du rocher où ils avaient posé la statue. Miracle ! Une statue aussi belle que la Vierge Marie aragonaise leur apparut. On la mit dans la chapelle.La chapelle fut bientôt trop petite pour le grand nombre de visiteurs ; on en bâtit une plus grande mais celle-là fut aussi insuffisante. On construisit de 1717 à 1724 celle qui dura jusqu'à l'avalanche de 1915. Une nouvelle chapelle remplaça en 1928 la chapelle anéantie en janvier 1915. C'est celle qu'on peut voir de nos jours.

A la Révolution, l'église fut vendue et demeura la propriété de quelques habitants du canton qui peu à peu la rendirent à la dévotion des fidèles. En 1848, Mgr Laurence, évêque de Tarbes rétablit solennellement les offices. les pèlerinages furent remis sous la direction des Pères de l'Immaculée-Conception.

Le rocher de l'Arailhé.

C'est sur ce rocher qu'apparut la statuette de la Vierge (qu'on abrita dans la chapelle). Pour commémorer l'événement, la statue actuelle fut placée en 1889. Les pélerins de Héas avaient pour tradition de détacher une petit morceau du rocher et de l'apporter chez eux. Dès le commencement du mois d'août, des foules innombrables traversaient vallées et torrents vers le sanctuaire.

Voici quelques images plus ou moins anciennes de la chapelle :

Ruines de la chapelle après l'avalanche de 1915.

Une chapelle provisoire fut utilisée de 1915 à 1926.

Sortie de la messe vers 1910.

Actuellement.

Détail de la photo ci-dessus.

Vue de la chapelle, à l'arrière-plan Cascade de l'Aguila.

Chapelle avant 1915.

Vue de la vallée, au fond Cirque de Troumouse et la Munia.

Le même plan quelques années plus tard (à droite, la colonie).

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Les pélerins :

Les baigneurs de Barèges, de Saint-Sauveur et de Cauterets montaient jusqu'à Héas. De même que de nombreux Espagnols, couverts de broderies brillantes et de chapeaux enrubannés. Pauvres et riches, petits et grands, tous venaient rendre dévotion à Marie.

Pierre-Marie Gerlier, évêque de Tarbes et Lourdes de 1929 à 1937, venait régulièrement à Héas. Voici trois photos prises dans les années 1930.

Monseigneur Gerlier :

La vierge de Héas à l'intérieur de la chapelle. (photo actuelle).

Déjà considérée comme miraculeuse, sa légende fut confirmée lors de l'avalanche de 1915. En effet, la chapelle fut détruite, mais on retrouva la statue enfouie dans la neige, intacte comme par miracle.

Intérieur de la chapelle après la reconstruction en 1928.

Intérieur de la chapelle avant 1915 (au centre de l'autel, la vierge). Cliché de l’Abbé Courtis.

La chapelle en 1913.