Gavarnie-Gèdre : les mines de Héas
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Gavarnie-Gèdre

Les mines de Héas

Le hameau de Héas (commune de Gavarnie-Gèdre) est situé sur la route qui mène au cirque de Troumouse. Nous en avions déjà parlé sur cette page : Notre-Dame-d’Héas.

Francois Pujo (texte et photos) va nous en apprendre un peu plus sur cet endroit :

Entre Gèdre et Héas, se trouve sur un petit promontoire caillouteux (chaos de l'Arailhé) la Vierge de Héas.

C'est sur ce rocher qu'apparut dans des temps immémoriaux une statuette de la Vierge. Pour commémorer l'événement, la statue actuelle fut placée en 1889. Les pélerins de Héas avaient pour tradition de détacher une petit morceau du rocher et de l'apporter chez eux. Dès le commencement du mois d'août, des foules innombrables traversaient vallées et torrents vers le sanctuaire.

Le rocher de l’Arailhé. La date 1650 se trouve sur la façade du rocher en partie masquée par les feuilles (la façade du rocher qui donne sur le chemin), preuve de pèlerinages très anciens.

La mine se trouve juste au-dessus du rocher rive droite à la jonction du pierrier (ét arralhyè) et la falaise plutôt sur la droite de la photo (masquée par les noisetiers). Comptez 1/4 d'heure pour gravir « ét arralhyè ».

Le lac. En 1650, un effondrement venant de Poueyboucou rive gauche, est venu créer un lac qui a duré (avec une profondeur qui allait en diminuant) de 1650 à 1788. La catastrophe de 1788 (le barrage naturel du lac à cédé) a détruit la grotte de Gèdre, et tous les ponts (sauf celui de Sia) de Gèdre à Luz (le pont sous Pragnères, le pont du Gave, le pont de Pescadère, y compris le pont de la Reine). Ils furent tous reconstruits ensuite. La photo satellite montre le trou laissé par l'effondrement en bas à gauche (à moitié à l'ombre et au soleil et la trace du lac qui à l'origine venait jusqu'à la chapelle. La légende dit que l'on a retrouvé un « brech » berceau flottant sur l'eau, avec un nouveau né appelé ensuite « Salbat », « sauvé »...  A noter que le premier pèlerinage connu à Héas date de 1349, soit un an après l'épidémie de peste de 1348. Je pense qu'il faut lier les deux évènements. Sachez enfin que, l'été, Héas était plus peuplé que les bas de vallée à cause des foins.

L'entrée de la mine, horizontale, de 20 à 30 mètres de profondeur, éclairée par les puits de lumières (il est préférable de venir avec une lampe de poche néanmoins), et elle se termine par un puits rempli d'eau translucide.

Cette photo montre la rive gauche depuis le rocher de la Vierge. On peut voir le trou laissé par l'effondrement (en haut sur la photo). On devine la route menant aux Gloriettes en bas.

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Héas

Autre mine rive gauche

Après la mine du rocher de la vierge en voici une autre rive gauche. Avant la chapelle, localiser ces deux magnifiques granges couvertes d'un toit de chaume. Rive gauche, en face des granges, la galerie se trouve en haut de « l'arralhyè » à la jonction de la falaise. 20 mètres de long, légèrement coudée vers la droite, présente peu d’intérêt.

Héas

Grotte de Chourrugues, au barrage des Gloriettes

Voici une grotte explorée et décrite depuis longtemps mais oubliée depuis (située rive droite). Comptez une heure de marche. Elle compte je crois 3 salles consécutives mais ma phobie des tunnels m'empêche d'aller au delà de la première salle. Chourrugues viendrait de « chourrot » : cascade.

Entrée de la grotte, après ce porche.

A l’intérieur, un peu après l’entrée. Il y aurait trois salles consécutives.